C’était mieux avant.

22 déc

“Avec la baise, les gens ne savaient pas sur quel pied danser, si bien qu’ils transformaient ça en distraction. Une distraction qui les détruisait.
Charles Bukowski-Women

En ce moment on se sent vieux. Peut être parce que c’est bientôt la fin du monde, bientôt les élections présidentielles (en y réfléchissant il y a une nette corrélation entre les deux) Parce que pour succéder aux années 80 (prononcez eilletises) qu’il y a désormais des émissions sur les années 90 (naïnetises) à la télé et que Charly et Lulu sont en tournée dans toute la France avec Gala et la réedition du  Nokia 3310 et les vingt ans de l’album Nevermind. Le revival ne nous épargne pas, pardonne-nous si ce billet suinte beaucoup trop la nostalgie, ce n’était pas tout à fait notre intention.J’avais commencé un texte “Le sexe c’était mieux avant” et j’avais tellement de mal à m’exprimer (ça commence à devenir une sale habitude) que je l’ai laissé en friche, d’autres chattes à fouetter.
D’autant plus que Maia en a déjà parlé . En fait tout le monde en a parlé et globalement on dit que tout s’est amélioré, le sexe est libéré, assumé, tout baigne on nage dans une mer de fluides corporels non corrompus par le puritanisme. Oui mais non.
Je persiste et signe, LE SEXE C’ETAIT MIEUX AVANT.
Ayant dépassé la vingtaine et faisant désormais partie de la vieille école des nouveaux vieux, nous pouvons sereinement affirmer que la génération suivante n’est pas gâtée, pour diverses raisons. Ce n’est pas l’envie qui nous manque d’écrire un article anti-jeunes avec statuts de réseaux sociaux à l’appui, pour démontrer l’inculture, la bêtise crasse, le manque de curiosité et l’attitude arrogante d’une majorité de “jeunes d’aujourd’hui” qui représentent le futur de notre nation. Préparez-vous à des lendemains qui fientent…
Mais revenons au sujet qui nous occupe. Nous ne prétendons pas que c’était mieux avant parce qu’il n’y avait pas le SIDA, nous n’avons connu que ça, comment pourrions nous fantasmer sur une époque inconnue? On ne va pas nier l’influence positive de la libération sexuelle, on ne veut pas revenir en arrière, on voudrait juste ralentir.
En vérité, le problème c’est que tout nous semble acquis. Flashback

Ce que nous avons connu:
Windows 95, Internet en 56k, La cagoule à l’école primaire, le minitel et 36-15 Ulla , Jordy, les girls et les boys band(ent), les bracelets brésiliens, écrire un mot dans ton agenda, le jeu de la bouteille, Clara Morgane actrice porno, La langue de Britney Spears, les vibromasseurs dans les catalogues  la Redoute.

Ce que l’on connait maintenant:
L’ADSL partout et tout le temps, le string taille enfant, les smartphones* et ulla.com  Justin Bieber, les Jonas Brothers, les bagues de pureté, le dédipix, le cam to cam, “Coucou tu veux voir ma bite”, les Skins parties, Clara Morgane chanteuse, l’absence de culotte de Britney Spears, les vibromasseurs dans les rayons de Carrefour

Déjà ça donne une idée précise de ce qui a changé. Plus de technologie, un accès au cul en un claquement de doigt et de nouvelles pratiques. Même si on ne niera pas que certaines ne datent pas vraiment d’hier.

A cette époque là on passait des téléfilms érotiques le dimanche soir sur M6, vers 23hOO. Des versions érotiques des séries AB productions, le frotti frotta en plus, les rires enregistrés en moins (dommage). Le porno sur canal+, qui faisait vite mal aux yeux, mais c’était drôle à imiter les cris de jouissance en crypté. Une fameuse légende urbaine disait que si on regardait les films en crypté à travers une passoire on verrait mieux, technique qui s’avérait idéale pour se retrouver avec des yeux en trous de bite…
L’érotisme à notre époque, c’était voir la ficelle du string de la fille assise devant vous pendant le cours de maths. L’érotisme aujourd’hui c’est le string sans ficelle.                                                                        (vous trouvez pas que ça ressemble à tout sauf à de la lingerie?)

On est passé de “Tu l’as emballé(e)?” à “Elle t’as sucé? Fais tourner!”  Passé du  “Tu veux sortir avec moi?” au “Fais pas ta pute laisse-moi t’enculer!” dans la cour du collège.
On est passé du fantasme de la sodomie à celui de prolapsus rectal, d’Emmanuelle à 2 girls one cup et de 2 girls one cup à one man one jar.

Question subsidiaire: Faut-il préférer une époque où on ignorait tout du sexe ou une époque où l’on pense tout savoir, où la nouveauté réside surtout dans des produits de consommation dont on est bombardés en ayant l’impression de vivre dans une société de gros frustrés qui ne pensent qu’à ça, tout en n’étant même pas comblés de toute cette liberté, de toutes ces possibilités qui génèrent plus un ennui profond qu’autre chose ?

Les candidats de télé réalité s’imaginent souvent qu’être devenus célèbres sans rien faire leur donne la possibilité d’exprimer un talent quelconque(comédien, mannequin, chanteur) Ils pensent qu’ils ont été “découverts” “révélés au public” et pas simplement exhibés comme au zoo, simplement parce qu’ils correspondaient au profil des casteurs. Eh bien avec le cul on suit le même schéma de surconsommation de profils, de caricatures minables, plus on vous en montre, plus vous en voudrez, plus vous douterez de vous-même et de votre conception de la réalité. N’allez pas croire que je n’aime pas le sexe, ou que je ne peux pas en parler librement mais putain la pudeur c’est cool aussi, le mystère c’est pas mal, la spontanéité ça ne mange pas de pain, moi me sentir frustrée j’aime ça, c’est comme se retenir un peu quand on a envie de pisser, au moment venu c’est encore meilleur, alors le sexe à toutes les sauces et qui colle aux dents avec son mauvais goût de publicité mensongère je refuse d’y adhérer.  Oui les temps changent mais pourquoi essaye t-on de me faire croire que j’ai envie de ça? L’évolution et le progrès sont deux choses différentes.
Dans la course à l’orgasme on se laisse distancer par Cosmo, Glamour et FHM alors qu’on peine à se caler dans les starting blocks. Avant on ne cherchait pas tant à “assurer” socialement qu’à ce que les choses se fassent simplement. Le fait d’avoir des relations sexuelles sans autre but que le simple plaisir n’était pas un phénomène de société, une espèce de vogue avec un terminologie sympa (in english please) à placer dans une conversation, le fameux “sex friend” (je préfère le terme copain de zizi.)
On en parle tellement et le cinéma américain peut dire merci à la vague CUL-turelle car ENFIN il y  un nouveau filon après celui de la vieille fille gaffeuse et sentimentalement handicapée mais amie fidèle façon Jennifer Aniston qui finit quand même par trouver l’amour. On passe à  quelque chose de plus moderne et plus paritaire: les allergiques à l’engagement complètement naïfs qui se la jouent “où je veux quand je veux avec qui je veux” mais qui au fond cachent un coeur fragile qui ne rêve que d’un romantisme échevelé sous la pluie assorti d’une demande en mariage.
Quand Bridget Jones est sorti, toute une frange de la gente féminine solitaire s’est rebaptisée Célibattante, comme un besoin irrépressible de justifier son statut auprès de tout le monde avoir une référence pour valider son mode de vie. Maintenant on est des queutards et des femmes libérées, des sexeurs, des jouisseurs qui se la jouent “one shot” “PCR” ou “PQR”

Et pour finir, voilà ce que j’ai retrouvé dans ma boîte aux lettres. Les réunions sextoys se font à domicile, je suis relativement nostalgique du sex shop tout glauque où les locaux semblent avoir été rachetés à une boucherie avec des néons jaunes et des mecs suspects en imper mastic qui en sortent à toute vitesse avec des airs de conspirateurs.
Vous l’avez reconnue? C’est la Liberté guidant le peuple et la liberté ne se passera pas d’un bon gros vibro dans main droite pour guider le peuple vers son point G et sa libération et une cravache dans la gauche pour rougir les culs des fortes têtes qui refuseraient d’être des membres actifs de cette belle Révolution. Etonnant, non?  Avant les sex shops vendaient du rêve maintenant ils créent du bonheur.
Lil Jon a son opinion sur la question.

C’était mieux avant parce que maintenant ça me dégoute de vivre le sexe par procuration à travers des émissions sur le moral des français avec M6  comme analyste de mon intimité.
Postulat de base de M6: Et comment font nos voisins, nos proches, pour vivre au mieux leur amour au quotidien et dans la durée ?
Question numéro 2:  A t-on vraiment envie de le savoir?
Le sexe c’était mieux avant. Avant que ça ne devienne une stratégie
Mieux avant parce qu’avant on s’en languissait, maintenant il y en a trop.
Désormais la frustration vient de la profusion, tout s’est inversé
On est vraiment à la fin d’une époque. L’interdit n’a plus aucun goût puisqu’il n’existe plus, et pourtant au temps de la transgression on avait l’impression d’y mettre du nôtre pour que le sexe soit excitant.
Le sexe c’était mieux avant le sexe. Le progrès c’était mieux avant le progrès.
Le nouveau sexe fait de nous des peine à jouir. Le sexe 2.0 je lui pisse dessus. Je suis vieille, aigrie mais je m’en fout

ROMANTISME IS NOT DEAD

*des téléphones plus intelligents que leurs utilisateurs et qui sont fiables pour tout faire sauf téléphoner

par Barbara Ouija

Un gros fist à Ronchhon pour les illustrations et un Joyeux Noël, préparez vos orifices pour 2012, l’année de la partouze.

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Pour toutes les Aurélie, celles qui ont changé d’avis, pour toutes les Aurélie, IVG à tout prix!

1 août

Merci à Ronchhon pour l'illustration

L’idée reçue sur les militaires “un peu obtus” prend tout son sens quand on écoute la musique de Colonel Reyel. Son premier tube “Celui” m’avait déjà plongée dans une torpeur que seule la chanson française peut procurer, on assimile immédiatement la teneur des paroles et on se tape la tête contre les murs toute la journée parce que ça se retient vachement bien.
Il semble avoir très bien intégré le concept vieux comme le monde du “Moi je connais une chanson, qui énerve les gens, moi je connais une chanson…”
avec “Toutes les nuits je pense à toi.” (touteeeuh les nuiiits je rêêve denoudeuuuu)
Un palier est franchi avec “Aurélie”, le nouveau tube des militants pro-vie

la vidéo avec les paroles s’il-vous-plaît, (pour plus de confort je vous conseille de couper le son)

Le texte est intense, le clip encore plus parce qu’il fournit une image de famille unie, ce qui dédramatise totalement l’horreur tellement banale de cette histoire. (ça et les effets visuels ha-llu-ci-nants)
Il est bien gentil l’Amiral Concret avec ses chansons mignonnes et tellement conscientes, c’est d’autant plus ironique quand on écoute ses autres morceaux où il joue les lovers,il laisse l’impression de gros baratineur qui te  qui te foutrais en cloque et te laisserai sur le carreau en un temps record. Mais passons, c’est son style gyal!
Un extrait de “Celui ” tiré de l’album intitulé “Au rapport” auquel j’ajouterai volontiers “sexuel non protégé”

“Mais je peux rien y faire,
il faut que je l’exprime,
Un amour sincère dans un monde où le sexe prime, (…)
Le reste j’te l’épargne,
Ouais j’te l’épargne,
Deux, trois bisous un câlin sous la couette et PAM”

Ouais PAM!

Ce gros poncif affligeant qu’est l’histoire d’Aurélie, est raconté comme un conte de fées. Le passage de la conception de l’enfant est un vrai bijou de poésie comme on en fait plus vous en conviendrez. C’est vrai, quoi de plus naturel que de perdre sa virginité dans une Twingo. S’agit-il d’une tentative de Reyel pour se faire un nom dans l’industrie automobile? Le suspens reste entier; et va savoir pourquoi Aurélie tombe enceinte dès son premier rapport sexuel. Vierge Marie style.
Je reste perplexe sur l’intention du Colonel quand il a écrit cette chanson. Je ne vais pas l’accuser d’être pro-vie. Cette chanson est idiote, moralisatrice, se veut universelle en plus tout en témoignant d’un point de vue assez limité sur la question. Il a essayé de dire quelque chose mais le cul entre deux chaises, ce qui a permis aux illuminés de la procréation de s’emparer du phénomène.  J’ai tout de même du mal à comprendre une opinion qui navigue entre “être mère à seize ans c’est trop de la balle” et “mais quand même l’important c’est d’avoir le choix dans la vie”. Ce mec semble issu de cette génération “Toutes des putes sauf Maman” qui idolâtre les mères courage, celles qui ont tout sacrifié, et qui en retire une fierté très mal placée, génération de garçons éduqués par des femmes entièrement disponibles pour eux et qui assimilent ça à un du, une sorte de mission, LA mission de la femme. Le genre de mec qui cherche une femme pour être la mère de ses gosses avant tout. Un phénomène qui commence à dater, mais qui laisse des traces.

La question que je me pose c’est comment Aurélie a pu se faire mettre en cloque. Le couplet du dépucelage automobile est certes, fort croustillant mais nulle part il n’est question de contraception. En 2011. Moi aussi j’aime les trucs rétros, mais quand on est un chanteur qui touche précisément un public adolescent, on évite de faire l’impasse sur des sujets qui ont autant d’importance. Parce que telle qu’il raconte son histoire, on peut imaginer tout et n’importe quoi. Aurélie a seize ans, elle se sent prête à être maman, d’accord. Mais Aurélie savait-elle seulement comment on fait les bébés avant de se lancer dans cette merveilleuse aventure ? Aurélie savait-elle que les capotes ne servent pas seulement à fabriquer des bombes à eau pour faire rigoler son petit frère? Avait t’elle entendu parler de contraception? Ou dans la folie du moment, grisés par l’odeur du petit sapin senteur vanille accroché au rétroviseur, caressés par le doux revêtement des sièges de la voiture, exaltés par la puissance du caisson de basse diffusant un pur son qu’elle kiffe trop, elle et son Mec-un-peu-plus-vieux on décidé de la jouer sans filet (comme Tsonga-rires-)
Aurélie pensait-elle que la première fois ça ne compte pas, un tir à blanc, un peu comme un échantillon gratuit, un jeu sans obligation d’achat? Et qu’à partir du deuxième rapport sexuel, là c’est du sérieux et il faut faire attention?
C’est probablement ça qui a tant plus aux pro vie, ce côté médiéval, de la jeune vierge qui tombe enceinte dès son premier rapport, ignorant totalement l’existence des méchants moyens de contraception et qui se refuse à tuer la chair de sa chair. Une sorte de martyre adolescent.
Colonel j’ai envie de te demander si toi à seize ans  tu aurais assumé ton gosse.
Parle-nous un peu de la quantité d’employeurs qui refusent d’embaucher des femmes enceintes, ne serait ce même que des femmes en âge d’avoir des enfants, parce que les femmes n’ont plus de valeur professionnelle quand elles sont occupées par la maternité? Explique-nous comment on peut trouver un appart, en étant mineure, sans emploi stable, sans personne pour se porter garant?
Et le rôle des parents dans tout ça? Dans la chanson, Aurélie annonce l’heureux évènement à ses parents à partir de son troisième mois de grossesse, le délai légal en France pour une IVG étant de 12 semaines, il est trop tard pour avorter. Colonel parle de leur “bonne foi”. Je vais te dire, ma fille m’annonce qu’elle est enceinte et qu’elle ne peut plus avorter, à 16 ans, j’aurai du mal à l’emmener fêter ça chez Toys’r'us. Les parents d’Aurélie avaient-ils discuté avec elle des choses de la vie? A ce moment-là on ne doute pas une seconde de leur responsabilité dans cette histoire. Le summum dans cette chanson, c’est cette critique que COLONel fait des personnes qui ne sont pas en accord avec Aurélie.
Selon lui, la famille et les amis d’Aurélie lui conseillent l’avortement parce qu’ils “n’acceptent pas qu’elle souhaite donner la vie”. Pas une seconde il n’est question du bien être de la mère, de son avenir, juste de sa volonté, c’est bien gentil d’honorer la maturité des filles de seize ans, mais là ça va trop loin! En fait cette chanson passe à côté de tous les aspects importants qui concernent la maternité, parce que à seize tu peux être mère, être convaincue que c’est beau et bien, ça ne dispense pas d’une crise d’adolescence, de remises en question et d’énormes conflits. Parce que ton histoire, mon adjudant, elle finit en happy end bien dégoulinant, idéal pour le public d’adolescentes romantiques que tu vises. Mais dans la vraie vie, si une fille se retrouve en cloque à 16 ans, complètement larguée par son entourage, je sais pas si elle se sentira honorée d’avoir commis selon toi “la plus belle chose qu’il soit”…
J’en ai connu des Aurélie, au collège, au lycée, j’en croise pas mal dans mon village natal, habillées comme pour aller en boîte avec leurs poussettes. Elles sont déguisées en femmes, et leurs enfants eux-mêmes ressemblent à des petits clones d’adultes. Je n’ai pas l’impression qu’elle irradient du bonheur d’être mères et si on devait leur poser l’ultime question “Et si c’était à refaire?” je ne pense pas qu’elles choisiraient toutes l’option “mère à tout prix”
Du coup ça me fait penser à la chanson “Les filles du moove”

“Les filles du mouvement rêvent d’enfants assortis à leur sacs/ à leurs sapes/J’suis pas d’acc, mais j’men tape/Depuis que Nike a sorti des Jordan pour tout petits pieds/Les filles de soirée veulent de tout petits bébés”
(Doc Gyneco, “Première consultation” 1996)

Je suis certaine qu’il y a énormément de gamines de seize ans qui ont envie d’être mères, qui se sentent prêtes, mais est ce que cela veut dire qu’elles le sont? Pour beaucoup être mère à 16 ans, ça a été une échappatoire bien pratique à toute question existentielle, ça te fait grandir d’un coup, tu as un but dans la vie et des responsabilités, et dans une moindre mesure, un sujet de conversation illimité, voire un accessoire, même que tes copines peuvent aussi en avoir un, et puis tu peux ouvrir un blog pour en parler et échanger là dessus, et même passer sur MTV et faire suivre ta grossesse par des millions de téléspectateurs…

Le problème c’est que pour être parent, je crois qu’il ne faut pas seulement avoir une situation stable, des personnes pour vous soutenir, il faut aussi quelque chose à transmettre. A seize ans, j’avais à transmettre ma passion pour Marilyn Manson, et des valeurs très matures (en vrac, “j’veux un piercing, mes parents sont des cons, la bière ça fait grossir tu crois? on sèche les maths on s’en fout”) Je suis assez contente de n’avoir jamais eu à être une Aurélie.

Dans la Reyelité, perdre sa virginité, tomber enceinte, se faire larguer et élever son enfant ça prend exactement trois minutes et vingt quatre secondes. Est-il utile de rappeler à tout le monde que dans la réalité cela ne se passe pas du tout comme ça? Sortez couverts!

par Microdosée.

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Faites vous plaisir, osez la coloscopie!

13 juil

Je réagis après tout le monde, parce qu’il m’a fallu du temps pour y réfléchir. C’est déjà assez dur de digérer toutes les informations du moment, il s’agit en plus des les analyser… Nouvelle offensive d’Osez le féminisme. Quand je vois cette affiche je n’ai aucune envie de m’associer à cette campagne, au contraire, je suis confuse et globalement agacée. J’ai commencé cet article il y a bien un mois, j’étais tellement partagée que j’ai failli laisser passer le truc pour ne pas avoir à me prononcer là-dessus. Lâche. S’il y a bien une chose que je déteste ce sont les opinions tièdes, le manichéisme, habituellement ça aide à faire passer la pilule mais là, j’ai un peu plus qu’un jugement de valeur à émettre, alors allons-y point par point. L’affiche: Généralement je ne m’arrête pas à l’aspect extérieur des choses, probablement parce que je suis une piètre esthète, que le graphisme me laisse totalement indifférente et que le fond m’importe toujours plus. Mais pour une fois, je m’attarde sur la forme et je constate que ça ne m’évoque pas grand chose en dehors de la fusion d’un pingouin et du logo d’une célèbre marque de céréales de régime.

Le dessin m’évoque assez facilement le MLF et les pancartes de mai 68: le problème c’est que nous sommes en 2011, et j’ai beau être très frustrée du sexisme ambiant, de la normativité vis à vis du genre et d’encore beaucoup de choses qui motivent ma conviction féministe, je ne pense pas qu’utiliser une imagerie premier degré et agressive et somme toute assez datée, comme s’il fallait mener une guerre contre la clitophobie soit une manière pertinente de sensibiliser les gens. A mon grand regret, la communication politique aujourd’hui prend une forme toujours plus séduisante et mensongère. Et outre le malaise que me provoque ce dessin extrêmement vilain et assez peu fidèle à la réalité je trouve, il me laisse une drôle d’impression. Pourquoi tout d’un coup mettre ce sujet sur le tapis? Est-il d’actualité? En ce moment on parle beaucoup du viol conjugal, du mariage gay, de prostitution et du pass contraception. Je ne dis pas qu’il faut obligatoirement coller à l’actualité pour être crédible et je considère qu’il est important d’évoquer ce sujet mais cette campagne et précisément sa forme évoquent irrésistiblement une tentative de créer le B…. (Je me refuse à écrire cette expression détestable) Le dessin et peu importe sa qualité esthétique reste explicite, voire racoleur, ce choix est très discutable, on aurait pu choisir de détacher l’organe du corps pour réellement jouer sur l’aspect intriguant, sur cette méconnaissance qui est dénoncée. Le slogan “instigateur de plaisirs” ajoute à ça le côté promotionnel, comme le ferait un “Bravo le veau”, qu’est ce qu’on essaye de vendre exactement, qui est concerné? Finalement OLF (Osez le Féminisme) exhibe la sexualité sur les murs comme si c’était un acte exceptionnel mais d’une manière somme toute assez triviale et ce geste devient LE recours pour rallier des personnes à la cause féministe. Le sexe fait vendre, c’est assez ironique de le coller en haut de l’affiche pour légitimer un combat qui n’a besoin d’aucune justification mais d’actions. Donc cette campagne, si on se fie à l’affiche, est tellement explicite qu’elle en devient ambigüe. Faux départ.

Le clitoris: Si le clito est méconnu je n’ai pas l’impression de subir cette méconnaissance, en ce qui concerne mon intimité tout va bien merci. Et j’ai du mal à concevoir qu’on puisse en arriver à cette extrémité, de balancer le plaisir sexuel dans la sphère publique et qui plus est de manière aussi agressive. Je n’aime pas cet aspect injonctif dans le message qui nous laisse à penser que nous ne faisons pas les choses comme il faudrait. “Mais c’est comme ça que ça marche voyons vous saviez pas? Mais vous connaissez quoi du plaisir? En fait vous se savez pas jouir!” Non, le sexe ne se limite pas à la pénétration, oui il y a une infinité de manières de prendre du plaisir, mais ces manières ne concernent que les principales/principaux intéressés. Je parle souvent de sexe, mais je n’ai jamais eu la prétention d’expliquer aux autres comment grimper aux rideaux, et je déteste me sentir agressée de cette manière. Sincèrement j’en ai assez de toute cette propagande sur le cul, les émissions, les pubs, les bouquins comment baiser, comment jouir, comment s’accepter pour jouir, comment accepter de jouir, comment accepter d’accepter de jouir pour mieux s’accepter et si le féminisme s’en mêle, là pour moi c’est trop. Toutes les théories qui te prouvent par a+b que c’est bon c’est bien, ça peut déculpabiliser, mais l’effet inverse existe. Le sujet n’étant à mon sens pas très bien amené, les explications sur le site de la campagne ne fait qu’augmenter cet aspect donneur de leçons. Et que penser de cette sacralisation du clitoris? Mon corps n’est pas un foutu temple, il m’appartient et je fais en sorte de le respecter et n’autorise personne à le maltraiter, ça s’arrête là. Je n’ai pas besoin que l’on placarde un schéma de mon anatomie pour me sentir exister, en tant qu’être humain, en tant que femme, je suis douée de parole et d’un peu d’assurance, ce qui est bien pratique pour mener une discussion sur le plaisir sexuel avec mon/ma partenaire, alors coller des affiches et mener une campagne pour demander, non même pas, exiger que l’on me caresse le berlingot… Je trouve ça un poil excessif. Victimisation une fois de plus, la femme qui n’accède pas au plaisir sexuel à cause des méchants hommes qui ne connaissent rien, des méchants scientifiques qui nient l’existence de cet organe dédié au plaisir et voilà le résultat. L’idée reçue numéro 1 à propos des féministes selon laquelle elles seraient toutes misandres peut perdurer, bravo. (Minute culturelle: Longtemps je me suis demandé si un mot existait pour désigner la haine des hommes, une misogynie au feminin, il existe et c’est la misandrie. Pour lire la prose haineuse de Valérie Solanas, grande représentante de la misandrie c’est par là)

Pour moi cette provocation gratuite, ce côté rentre-dedans traduit surtout un fort complexe par rapport à son propre corps et par extension, à ses idées. Je sais, j’ai longtemps agit pareil. On a tellement la trouille d’exprimer simplement son point de vue, qu’il faut l’assener à grands coups de trique. C’est comme s’il fallait absolument en mettre plein la gueule aux gens pour les faire réagir à tout prix, comme s’il n’y avait aucune autre manière de communiquer. Autant cette attitude est habituellement dans mon tempérament, autant je conçois parfois qu’il faille se montrer plus subtile, plus pondérée. Ce que l’on nous présente c’est du déballage bas du clito. Au lieu de tenter de s’affirmer dans le contexte qui convient, à savoir l’intimité, où de tenter d’établir un dialogue constructif et surtout éducatif (aspect qui est présent sur le site de la campagne il est vrai) on balance tout ça à la face des passants sans tambour ni trompettes. Je ne veux pas nier qu’il y a clairement une méconnaissance du corps féminin, mais cette méconnaissance ne peut être simplement le fruit du grand méchant patriarcat. Parce ce que nous ne sommes pas des victimes, que nous sommes capables d’exister sans avoir à nous justifier, et parce que cette forme de discours ne fait rien avancer, au contraire, avec toutes les luttes qu’il reste à mener, je n’ai pas envie de croire que le féminisme se résume à ça. Le sentiment de culpabilité face à son corps et à son propre plaisir rejaillit simplement dans sa relation à autrui. S’affirmer c’est bien, mais vouloir absolument trouver un coupable à son propre avilissement c’est tourner en rond. On parle sans arrêt de rapports de domination, comme si le clito était par essence un organe féministe, et qu’il fallait s’en réclamer comme une nouveauté capable de tout remettre à niveau. Mais je vous le dis, tout ça c’est de l’enfumage, si les militantes de OLF tenaient vraiment à créer un débat constructif, leur campagne n’aurait jamais du se présenter de cette manière. Prenons le problème à l’envers et imaginons que cette campagne soit initiée par des hommes et qu’elle s’appelle “Osez les couilles” (détournement qui est assez vite apparu sur la toile d’ailleurs) je pense que quiconque trouverait ça plutôt grossier, même violent, cette manière de dicter sa volonté à autrui. Toute la campagne est centrée sur le plaisir et l’excision semble reléguée dans une sous catégorie comme un petit dommage collatéral qui passe bien après le bon plaisir de Madame, puisqu’il s’agit d’une pratique marginale dans nos contrées c’est loin tout ça. Mes mots sont durs, mais en voyant l’affiche je ne me suis pas dit une seconde qu’il s’agissait d’une action en faveur de toutes les victimes de ces mutilations. Le plaisir c’est important. Mais je trouve ça plutôt déplacé de le placer en premier dans l’ordre des priorités d’un mouvement militant qui devrait avoir sa place dans la vie de chacun/e, j’en suis convaincue, si la femme est l’avenir de l’homme (Aragon), l’homme est l’avenir du féminisme. Et là, à part faire culpabiliser les hommes, ça n’encourage pas spécialement la curiosité, ça renforce le clivage, non seulement en maintenant les femmes en position de victime, mais en voulant se revendiquer décomplexées. Un double discours qui sonne faux. En fait ça me dégoûte, les féministes d’Osez tendent le bâton pour se faire battre dans une tentative pour rallier des partisan/e/s. Si je me mets à la place des personnes qui ne se sentent pas concernées par le féminisme et qui vont s’intéresser à cette campagne ça me laisse à penser “les féministes ne pensent qu’à leur chatte, à leur plaisir”. On veut dénoncer, l’égoïsme et l’ignorance en se montrant encore plus primaire que les fameux oppresseurs. Mes convictions n’ont rien à voir avec ça. Laissez ma chatte tranquille, je n’ai pas besoin de vous.

par Hallali

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Victoire du poil par K.O, on ronronne…

6 mai


Suite et fin de la grande saga du poil. La campagne a donc été supprimée comme on l’a dit hier.

Ca fait tout drôle d’avoir contribué à ça surtout face à des personnes qui s’en foutaient royalement. Alors BRAVO à tous et à toutes, qui ont fait tourner l’info, qui ont bombardé le service consommateur, qui ont réagi. On considère ça comme une putain de victoire personnelle.

Par rapport à l’opinion des renifleurs de doigt cités dans l’article précédent. On a fait le tour des blogs hier pour prendre la température, lire des commentaires bien sentis (et on a été gâtés-ées) Globalement, l’indignation était présente en force, mais quelques personnes persistaient dans le genre de discours qui fait oublier toute logique ou diplomatie et donne envie de passer directement par la case coups et blessures

“C’est que de la pub, ya plus important, si vous aimez pas regardez-pas, de toute façon c’est pas nouveau hein, moi je trouve ça marrant”

Justement. Au PG la pub fait partie de nos ennemis mortels et même sans être farouchement antipub on peut s’apercevoir que la pub est liée à des questions importantes qui nous concernent comme la santé, l’éducation ou l’estime de soi pour ne citer que celles-là.

On pourrait faire le choix de ne pas regarder la pub, mais il vaut voir les choses en face, ce choix nous ne l’avons pas, on ne peut difficilement y échapper à moins de porter des oeillères en permanence, de ne pas écouter la radio non plus, bref de se couper totalement du monde. Donc on la regarde et on s’efforce de décrypter, d’analyser, d’exercer notre esprit critique. Si on regarde la pub c’est aussi pour pouvoir faire des constats sur ce que l’on cherche à nous faire avaler, on va faire une redite mais pour nous la pub est bel et bien un indicateur sur notre société.

La plupart du temps on se sent terriblement impuissant face aux médias (en tout cas en ce qui nous concerne) Toujours le même rapport de domination dont on ne peut se détacher, on reste là face à son écran, et on se sent spolié, mais ce n’est qu’une fois de plus. Alors on fait le choix d’en avoir rien à carrer, de minimiser tout ça. Bref le monde est fait comme ça, on peut rien y faire même si ça nous atteint. Et pour tout dire face au site de Veet j’ai eu très très mal, ça m’a touchée en plein dans la chatte.Si vous nous suivez vous savez que Ovaire the top a posté récemment un article sur les enfants. Touché. Alors voilà va expliquer à ta gamine qu’elle n’a pas besoin de s”épiler le minou pour être aimée, même si dans la vidéo le chat il est tout mignon… Et ensuite n’allez pas m’expliquer que ce n’est que la pub alors qu’on nous abreuve de toutes ces conneries hygiénistes et anti féministes sans que personne ne réagisse.

Des personnes qui se fichent du féminisme ont réagi, que doit-on en conclure? Que cette idée comme quoi le féminisme est

1) Un gros mot 2) Obsolète 3)Marginal est totalement infondée (il fallait qu’on le dise même si notre groupe n’a aucun besoin de se rassure là-dessus ça fait quand même du bien)

Ensuite que si le progrès en matière de droits des femmes, d’indépendance, de liberté sexuelle dont on nous rebat les oreilles pour nous endormir se trouve pulvérisé par une simple campagne de pub c’est qu’on a pas tant progressé que ça…

Mais réjouissons-nous. Ce que Jocaste écrivait à propos de la lutte à petite échelle vient de se confirmer. Ce n’est pas rien, on a réussi à prouver que nous n’étions pas prêts-es à avaler n’importe quoi. Et on ne va pas s’arrêter là…

BONUS:  Le courrier de Veet reçu ce matin qui demande pardon en nous appelant “Monsieur” (comme c’est ironique)

Monsieur,

Vous nous avez fait part de vos réactions dans votre e-mail du 4 mai sur notre campagne interactive “Mon Minou tout doux”.

 Nous sommes évidemment désolés qu’elle ait pu rencontrer une incompréhension ou des réserves. Notre intention, conformément à notre politique de respect des personnes, n’est jamais de choquer ni de heurter des sensibilités. Veet est une marque engagée depuis si longtemps dans le bien-être, l’élégance de la femme, que nous ne pouvons concevoir un seul instant toute velléité d’abaisser l’image de la femme.

 Nous avons, sans y voir de malice, utilisé une communication, un peu “décalée” et humoristique. Nous ne soupçonnions pas que cette initiative pourrait être mal comprise.

 Pour éviter tout malentendu sur un sujet que nous ne voulions pas provocateur, nous avons pris la décision de la suspendre.

 Nous vous remercions beaucoup d’avoir attiré notre attention sur cette question, sachant que nous accordons la plus grande importance aux attentes de nos consommatrices et de tous ceux qui suivent fidèlement  nos marques.

 Et nous vous prions, Monsieur, de recevoir nos meilleures salutations.

 Le Service Consommateurs

 

Nous aussi on te fait plein de bisous qui piquent à cause de la moustache, le Service Consommateurs. Mouack.

par Santé Bonheur

 



 

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Paye ta chatte, big up les cramouilles, wassup schnecks!

4 mai

INDIGNATION EXPRESS PETASSE ! EJACULATRICE PRECOCE DE L’ACRIMONIE!

Trop contente de pas avoir à se creuser la tête pour ce nouvel article, ça m’est tombé dessus. Moment de grâce. On adore ça avoir un os à ronger. Sans aucun complexe. Moi ça me donne des fourmis dans les doigts, un lynchage textuel c’est toujours bon à prendre, précisément quand l’objet de la détestation contribue à nous avilir. Dans ces cas-là ruer dans les brancards est salutaire. Alors Taïaut ! On accuse souvent les féministes de brasser du vent, de s’indigner pour des motifs futiles et de passer à côté des causes “vraiment importantes”.Ces remarques viennent la plupart du temps de personnes spectatrices, des commentateurs qui passent énormément de temps avec les doigts vissés dans leur arrière train qu’ils ressortent de temps à autre pour apprécier le doux parfum de l’esprit critique qui est le leur, l’arôme délicat de quelqu’un qui sait ce qui est important. Vous voyez ce que je veux dire.

La réponse que nous avons à leur donner est simple. Nous agissons à notre niveau, en l’occurrence celui de consommateurs/consommatrices, rester passif face à ce qui est supposé nous définir n’est en aucun cas acceptable. La publicité c’est le nerf de la guerre, c’est le baromètre de nos mœurs occidentales, un indicateur. Si la plupart des gens se sont habitués aux corps nus, aux rêves à crédit, aux injonctions à être beau/sexy/performant/riche (aucune mention inutile à rayer) notre petit groupe ne peut se résoudre à tolérer toute cette pollution. La lutte à petite échelle reste de la lutte quoi qu’on en dise, l’émancipation passe aussi par-là, précisément en ce qui concerne les femmes qui sont les victimes souvent consentantes numéro 1 de la publicité. Tant mieux si vous trouvez ça normal, c’est que vous vous sentez bien dans votre époque, donnez-nous la recette! Les membres du PG sont heureux de vous annoncer l’arrivée du nouveau site Internet de la marque Veet®.

En totale exclusivité les paroles de la chanson illustrant merveilleusement ce fleuron de la communication publicitaire (dites merci, il a fallu plusieurs écoutes pour tout retranscrire et certains-nes subiront pour une durée indéterminée des dommages collatéraux, d‘autres attendent le single avec impatience)

“Spéciale dédicace à tous les minous yeah baby !

Quand mon minou est tout doux il fait miaou miaou !

Quand mon minou pique partout il fait bouhouhou !

Quand mon minou est tout doux c’est mon trésor mon bijou

Quand mon minou pique partout il fait bien trop voyou

Quand mon minou est tout doux il vaut le coup

Quand mon minou pique partout c’est pire que du houx

Quand mon minou est tout doux il est trop chou

Quand mon minou ressemble à un chien fou il ne me plaît plus du tout

Quand mon minou pique partout trois petits coups (psh psh psh)

Quand mon minou pique partout trois petits coups et il est tout doux

Quand mon minou est tout doux il aime être caressé partout

Quand mon minou est tout doux il aime être caressé partout (rires)”

J’ai parcouru le site dans son intégralité (la vidéo vaut son pesant de poils de chatte), j’ai senti la démangeaison caractéristique de la colère me hérisser le poil, fort à propos. J’ai tenté de refouler toutes mes récriminations et toutes les vulgarités qui me venaient spontanément, me questionnant sur le genre des auteurs de cette immondice, juste comme ça. Et je mets de côté mon opinion générale sur le poil. Mais je parie que vous voulez savoir. Sachez-le je ne suis pas une extrémiste du naturel, c’est simple, je suis pour le naturel dans une certaine mesure, c’est donc totalement subjectif et je ne juge personne. Cependant, je reste persuadée que le porno n’est pas étranger à cette mode de l’intégral. Ce n’est pas la pornographie qui me dérange, c’est un divertissement comme un autre et comme dans tout cinéma de genre il y a du bon et du mauvais. Ce qui me dérange c’est l’identification immédiate sans aucune réflexion, sans aucune distance, assimiler ce qui relève de l’outil masturbatoire à la réalité. Je poursuis ma navigation et soudain la rubrique « contact » m’a fait de l’oeil, l’allumeuse. Et vous devinez la suite.

“Nous vous écrivons pour vous faire part de notre consternation et de notre colère. Et en tant que consommateurs et consommatrices nous avons notre mot à dire nous ne le ferons pas à moitié, surtout quand on nous prend pour des imbéciles. Votre site est assez pénible pour les nerfs et pour notre éthique. La chanson illustre parfaitement le phénomène de narcissisme putassier omniprésent dans la publicité qui pousse les femmes à consommer comme des écervelées pour mieux vivre et être conformes à un idéal inatteignable et totalement factice. Le visuel du site est vraiment enfantin, limite bêtifiant, nous supposons que c’est votre stratégie pour toucher un public jeune, et nous ne pensons pas qu’un traitement aussi léger soit pertinent surtout envers des jeunes filles qui pourraient s’imaginer qu’une vie sexuelle idéale passe par l’épilation intégrale et que parler de son minou à tout bout de chant est une attitude normale. Si on analyse les paroles de votre chanson on peut difficilement faire plus consternant et injonctif. Votre vision est parfaitement antiféministe, insultante envers les femmes, leur droit à disposer de leur corps comme elles l’entendent et l’indépendance d’esprit. La personnification assez puérile du sexe féminin en chat est un lieu commun qui nie totalement le caractère important voire grave de la sexualité. La vision du corps et de la sexualité que vous présentez est totalement fausse. La sexualité peut être ludique mais ce n’est pas un jeu, pas plus que l’épilation alors quand vous présentez cet acte à la fois comme anodin et idéal nous ne pouvons que nous indigner. Il est de notoriété publique que les crèmes dépilatoires contiennent des substances irritantes, l’application de crème dépilatoire sur les muqueuses n’est pas sans risque, la cire peut provoquer de très graves brûlures. De plus l’épilation intégrale augmente le risque d’infections et de troubles vulvo-vaginaux. Mais dans le monde merveilleux de Veet® ces conséquences-là sont inexistantes. Votre animation montrant un chat mâle “émettre” des petits cœurs à la vue du matou épilé indique clairement que l’épilation intégrale rend plus désirable. La phrase “Le minou aime être plus épilé” qui apparaît à la fin du test lorsque l’épilation est jugée insuffisante fait clairement penser que nous ne sommes pas en mesure de juger ce qui est bon pour notre propre corps. Votre propos est volontairement édulcoré mais si nous faisons une synthèse de votre message voilà ce que l’on apprend : “Le poil est une affreuse tare inesthétique et dévalorisante qu’il faut absolument éradiquer afin d’obtenir l’intérêt du mâle dominant. L’épilation est un acte totalement anodin, indolore, sans danger qui procure une intense satisfaction et une vie sexuelle extraordinaire, chose impossible si on ne la pratique pas. Nous savons mieux que vous ce qui est bon pour vous, vous avez besoin de nous pour exister. Achetez” Votre démarche nous paraît totalement nocive et nous embarrasse énormément. Nous espérons que ce message vous aidera à réaliser la gravité et l’absurdité du message que vous véhiculez.

Bien à vous, Jocaste Eierstock, du PG. »

Je sais ce que vous pensez, ça sert à rien. Mais peu importe je me suis surpassée et si il y a bien un exercice dont je ne me lasse pas c’est l’écriture incendiaire.

par Jocaste Eierstock

PS: Pour les messieurs qui se sentent lésés, pas de souci, vous êtes aussi concernés, et tout est bien expliqué…

edit du 05/05/2011: Ya même une pétition  pour le retrait de la campagne et à l’heure où je vous écris impossible d’accéder au site… Bim!  [Quelques heures plus tard...] C’est officiel la campagne est suspendue… Victoire écrasante du poil.

Ne cachons pas notre satisfaction…

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Dis Maman, comment on fait les bébés?

25 avr

L’article “Buzz les glaires” soigneusement éjecté par Paix Foireuse (je sais, facile) est venu nourrir ma propre réflexion sur mon usage de Facebook. Précisément un, dont j’ai parfaitement honte mais que je ne suis pas la seule à pratiquer. Etre seul dans sa connerie c’est toujours plus grave que d’être en groupe, c’est même une règle fondamentale qui s’applique dans notre société, la majorité c’est la sécurité. Bref, sur Facebook j’espionne mes anciens camarades de classe. Espionner car ils ne sont pas mes amis, j’ai déjà du mal à digérer toutes ces humiliations vécues de la primaire jusqu’au lycée, il faudrait en plus qu’après avoir survécu à ça il faudrait faire le bilan (calmement) et les ajouter, sous prétexte que c’est trop cool de garder le contact. Le sportif dont j’étais amoureuse, ma meilleure amie au collège qui à pris le préfixe “ex” comme par magie sans que j’en comprenne la raison, le club des filles plus cool que moi, et ceux dont je me moquais car ils étaient encore plus seuls que moi, j’ai pas envie de revenir là-dessus. J’ai trop souffert pendant toute cette période, au point qu’aujourd’hui dans certaines situations j’ai l’impression d’y revenir, à cette époque où j’avais honte d’être une première de la classe trop émotive et nullissime en EPS. Les raisons qui m’ont poussée à intégrer le PG ne sont pas étrangères à ça. Le parti c’est une version paisible du massacre de Columbine. On s’attaque à tout ce qui nous déplaît, on fonce pas mal dans le tas sans faire trop de distinctions, on se soulage et c’est ce qui nous fait vibrer. Tu peux penser ce que tu veux de cette comparaison mais une chose est sûre, le PG est avant tout un club de Némésis avides de représailles. Si pour l’instant chacun/une à réussi à juguler son agressivité, sa colère ou sa frustration, rien n’est acquis et la menace plane (montée dramatique intense, idéalement lisez cette phrase avec en fond sonore Une nuit sur le Mont Chauve ou le thème de Godzilla ).
Quand je pense au PG, je pense au sexe, au genre, à la couleur de peau, je pense aux lunettes de vue, aux kilos en trop, à l’acné, à la misère sociale, un détail quelconque en fait, à tout ce qui peut faire de toi une victime potentielle alors la liste est longue. Je pense aux brutes des cours de récré, toujours les mêmes mais qui ont à peine, en grandissant, pris une apparence plus élaborée, je n’ai pas grand espoir de leur mettre la misère mais ça fait toujours chaud au cœur d’être capable de se défendre, pour l’honneur, et parce que ça soulage. Petit merdeux, va!

En résumé une curiosité malsaine me pousse à aller fouiner sur FB, après tout certains n’hésitent pas une seconde à s’exhiber sur leur profil, alors donnons leur ce qu’ils veulent.
Consulter les albums photos et constater avec satisfaction que le temps n’a pas joué en leur faveur est une douce vengeance. Mais il y a pire ou mieux, selon le point de vue.
J’ai constaté une recrudescence de femmes au foyer et de jeunes parents parmi mes anciens camarades. Cela m’horrifie que des hommes et femmes procréent si tôt, autant, et s’imaginent que la vie doit ressembler à ça. Totale immersion dans le monde merveilleux de la grossesse avec des statuts émouvants qui mélangent homicide de la langue française et dilatation de l’utérus, on salue la venue du nouveau-né, toutes ses premières fois, on assortit ça d’un nombre incalculables de photos et voilà comment on obtient une vie aussi remplie qu’une couche de nouveau né.
Je ne veux pas d’enfants, et tu peux librement ajouter “pour le moment” car c’est ce qu’on dit aux femmes qui tiennent ce genre de discours. Une femme c’est forcément une mère, et l’horloge biologique est là pour confirmer que l’envie d’un enfant viendra tôt ou tard nous démanger. Les femmes sans enfants sont incomplètes, ce sont des immondes carriéristes sans âme bla bla bla.
Je ne veux pas d’enfants parce que je suis égoïste, je n’ai aucune envie de passer 9 mois à sous louer mon utérus à un/e ingrat/e qui claquera la porte de sa chambre, me réclamera un portable, dira à ses copains et à ses copines que je suis une vieille conne trop nulle qui comprend rien, et qui me jettera en maison de retraite dès que l’occasion se présentera.
Pour moi 9 mois c’est beaucoup sans boire, sans fumer, sans dormir sur le ventre, sans manger de poisson cru (il suffit de m’en priver pour que j’en meure d’envie c’est inéluctable), , sans faire l’amour sans se poser de questions, sans voir ses pieds. 9 mois avec des nausées, des flatulences, des carences, des sans gênes qui veulent te toucher le bide et te parler en long et en large de leur propre expérience, avec des kilos en trop qui risquent de s’installer pour longtemps, avec des examens médicaux les pieds aux étriers. Et merde qu’est ce que ça coûte cher d’avoir des gosses !
Et après ce que beaucoup de personnes appellent la libération, moi je pencherai plutôt pour “la déchirance” ce n’est pas fini, au contraire la servitude ne fait que commencer et elle va durer, des années. Et puis l’instinct maternel soyons clair : je n’y crois pas une seconde.
S’imaginer qu’en mettant un enfant dans les bras d’une femme et paf elle deviendra mère c’est encore un coup de la GRANde CONspiration SExiste INternationale, La Granconsein.
Mais au fond je me fiche de la maternité, c’est certes l’aspect le moins ragoûtant techniquement parlant (j’ai beau mater du gonzo, je me cache toujours les yeux devant les vidéos d’accouchement), mais il y a autre chose.
D’abord quelles valeurs positives pourrais-je inculquer à un gosse quand à mon sens l’apocalypse n’est pas loin, et que si la vie sur Terre continue elle sera infernale ?
Comment vais-je bien pouvoir répondre à toutes ses questions au sujet de l’attitude totalement égoïste, irresponsable et violente du genre humain en général ?
“Mange ta soupe il y a des milliards de gens qui crèvent de faim ailleurs”
“Mais pourquoi ils meurent de faim les gens alors que nous on a à manger, Maman ?”
“…”
Ok c’est tarte à la crème, mais va leur expliquer que l’être humain n’est pas fondamentalement bon, que la vie est pour la plupart des gens une longue et pénible servitude éclairée par quelques plaisirs qui ne sont pas toujours autorisés. Parle-lui de l’injustice, de la chance que nous avons, que nous ne sommes pas sur terre pour le plaisir, allez, je te regarde.
Vais-je réussir à passer l’odieux cap de la fierté d’avoir un enfant ? Genre “Oh regardez moi je suis une maman, j’ai crée cet être magnifique”
Vais-je donner un prénom stupide à mon enfant pour le singulariser, “c’est MON enfant il est forcément exceptionnel et son prénom doit en témoigner”.
Vais-je tellement le gâter que cet enfant deviendra une immonde petite personne pourrie et convaincue que le monde lui appartient, un peu comme moi ?
Vais-je essayer de le façonner à mon image comme ces jeunes mères qui déguisent leur fille en Mini-moi ?
Vais-je rater ma vie et essayer de rattraper le coup en faisant reposer tous mes espoirs sur mon enfant?
Vais-je rater ma vie et accuser mon enfant d’en être la cause et lui faire payer?
Et il y a pire, l’angoisse, une angoisse qui durera toute la vie. Du moment où j’apprendrai l’arrivée du nouveau venu je ne pourrai plus jamais vivre en paix.
J’aurai peur des maladies, peur qu’elle boive de l’eau de Javel, peur qu’il tombe, j’aurai peur d’un gentil Monsieur qui pourrait lui offrir des bonbons à la sortie de l’école, j’aurai peur que quelqu’un brise le cœur de mon bébé, j’aurai peur qu’il rate son bac, j’aurai peur qu’elle ne trouve pas de travail, j’aurai peur qu’il parte vivre dans un autre pays,  j’aurai peur quand elle découchera, et par dessus tout j’aurai peur d’être une mauvaise mère. Le genre qui injecte du Botox à sa fille et qui l’inscrit dans des concours dégradants et lui paye des cours où on lui apprend à danser comme Beyoncé (rassurez-moi, il n’y a pas que moi qui trouve ça craignos ?)
Et si je ne fête pas Noël ou si je décide de ne pas parler du père Noël ça posera forcément problème dans la cour de récré, on pourrait me trouver cruelle de ne pas laisser mon enfant croire, on pourrait penser que je suis une mauvaise mère qui refuse de donner une belle enfance pleine de rêve à ses gamins.
J’aurai peur de cette époque à laquelle j’essaye de résister mais qui pourrait bouffer toute crue la prunelle de mes yeux.
J’aurai peur de reproduire les clivages sexuels bleu ou rose, poupée ou camion.
Et comment expliquer à ma fille que 8 ans n’est pas l’âge idéal pour porter un string, même s’il est possible d’en trouver à sa taille un peu partout.  Qu’elle n’a pas besoin de s’exhiber pour qu’on la respecte ou qu’on fasse attention à elle.
Comment expliquer à mon fils/ma fille que la violence n’est pas la solution et que ce type de comportement à tendance à se retourner contre soi; Expliquer que le porno ce n’est pas vraiment la réalité, que le sexe ça doit être un plaisir et non une obligation, fille ou garçon et que la contraception c’est important, que le risque zéro n’existe pas, et que quelqu’un qui t’aime ma chéri/mon chéri ne te traite pas comme ça. Qu’être un homme ce n’est pas forcément être une grosse brute hétérosexuelle, et que même si ça me fait plaisir d’être une exception je ne pense pas que “Toutes des putes sauf toi Maman” puisse être une vraie devise. Comment je vais faire pour leur expliquer que c’est important d’avoir ses propres opinions, d’être indépendant ¨même si c’est très difficile?
Ce qui m’affole c’est échouer avec mes gosses comme je pourrai échouer dans ma tentative d’accomplissement de moi-même.
Et s’accomplir pour moi, ce n’est pas avoir des enfants, ce n’est pas essayer de les convaincre que je crois en l’avenir, car ce n’est pas le cas. Je connais beaucoup de mauvaises raison de faire des enfants plutôt que l’inverse. Faire des gosses pour se remplir l’esprit de questions domestiques, parce l’enfant est une excellente occupation quand on veut absolument avoir un boulot à temps plein. Pour pouvoir faire des tonnes de shopping sans culpabiliser et devenir un super coeur de cible, la maman ménagère à l’affut de toutes les nouveautés. Pour se dire qu’on a accompli sa mission sur terre, la reproduction, pour retenir son mec, pour ne plus être seuls, faire un enfant parce qu’on en a envie comme d’un sac à main, et parce que Brad et Angelina sont trop stylééés avec toute leur smala.
Moi ça me déglingue qu’on puisse avoir envie de fonder une famille dans ce climat, et s’imaginer que ça sert à quelque chose de continuer à peupler la planète.
Mais evidemment “un jour tu changera d’avis”, si c’est le cas, si l’envie me prend, je pourrais relire cet article…
Quoiqu’il arrive, une chose est sur ce sera non pour le piercing et pour le tatouage, pas de discussion et d’abord à mon époque c’était différent de toute façon, tu verras ça quand tu seras majeur(e)
par Ovaire the top

un autre article sur la question et une BD à découvrir

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Journée de l’Infâme 2011

7 mar

(gueurle paweure whoou whouu)

Cela n’arrive qu’une fois par an mais ça me fait aussi mal qu’un bon vieux SPM*, je récapitule. J’ai entendu parler de la journée de la femme il y a 5 ans, quand à la sortie des cours un type m’a offert une fleur. C’était une fleur jaune, couleur symbolisant une foule de choses positives telles que la fête, le soleil, la joie et l’adultère et c’était le 9 mars, le lendemain de la journée de la femme. Autant d’ironie d’un coup ne pouvait pas m’échapper. Voilà pour l’anecdote.
L’an dernier toutes les femmes du PG ont arboré une jolie moustache ou une quelconque pilosité faciale, monosourcil inclus. Les hommes du PG ont dégainé leurs plus jolies nuances de rouge à lèvres, et les autres qui refusent de se définir selon les critères habituels homme/femme ont fait tout leur possible pour se montrer à la hauteur d’un tel évènement d’une ampleur planétaire.
Cette année nous ne ferons qu’y penser, relater, analyser, critiquer, dégobiller les faits et faire notre petite cuisine, et un jour nous aurons notre journée nous aussi, le 9 mars peut-être. Et ça fera très femelle. Ou très mâle. Poil au cortex cérébral.
Le PG a également écrit un petit texte pour l’occasion l’an dernier, donc cette année que des redites rien de nouveau sous le voile de pollution qui siffle sur nos têtes.

Comme chaque année un bilan positif de la cause de LAFÂME.
Violence conjugale? En progrès, les femmes bastonnent de plus en plus leur mari, c’est ça l’égalité.Et l’égalité salariale? Baaah c’est la crise toussa alors ce n’est pas vraiment à l’ordre du jour mais on y travaille t’inquiète pépette. Et sinon ailleurs? On a déjà assez de problèmes dans notre pays, faudrait pas en plus qu’on s’embête avec les lapidations, les viols guerriers, mariages forcés,  et tous ces trucs de sous évolués, chacun chez soi quoi, crotte.
Ô Joie, comme chaque année une débauche de programmes télévisuels consacrés à la question de LAFÂME, avec de très beaux documentaires pas du tout complaisants sur ces femmes fortes du bout du monde qui luttent chaque jour et qui lavent encore leur linge à la main.
Et des émissions spéciales avec des archétypes de femmes qui “ont réussi” (par réussir comprenez faire partie d’une hiérarchie de préférence en haut et par conséquent gagner plein de sous et par conséquent contribuer à la bonne marche de ce pays en consommant comme il se doit).
Un sujet brûlant pour des interrogations très pertinentes.
“Alors qu’est ce que ça fait d’avoir à  la fois un vagin et une entreprise? Et sinon comment réussissez vous à accomplir un tel prodige avoir les sourcils parfaitement épilés et réussir à vous exprimer en public? Mais c’est pas trop dur d’être une femme dans un milieu d’hommes? Vous avez songé à la péniplastie? En plus vous avez déjà de la moustache alors…”
A noter, une émission spéciale avec les plus grandes ambassadrices de la variété française qui chanteront des chansons. Dans la foulée elles sortent un album pour la bonne cause. Vous pouvez l’acheter, mais l’écouter je ne suis pas sûre. Je sais c’est pas du tout sympa d’enfoncer des artistes qui donnent de leur personne pour aider les autres mais après avoir écouté 15 secondes de Tina Arena s’égosillant sur un remix techno de Vanina je doute du bien fondé de l’opération.
Ma journée de la femme, c’est penser à LA voisine du dessus qui se fait tabasser (tout le monde en a une),et le jour où quelqu’un se décide à réagir, les gentils hommes en bleu viennent constater le tapage que peut faire un corps de femme quand il heurte violemment un mur et appellent ça “une querelle d’amoureux”. Et ces messieurs aimeraient bien que cela cesse, mais ils ont l’impression “qu’elle le cherche”.
Ma journée de la femme c’est mon amie R. qui se pose des questions sur le consentement, et qui se demande si c’est normal que son copain ne lui demande jamais son avis lors de leurs relations sexuelles.
Ma journée de la femme c’est aussi apprendre qu’en République Démocratique du Congo, des femmes  utilisent des cubes de bouillon en guise de suppositoire pour mieux satisfaire aux canons de la beauté, sisi… Et pendant ce temps là en Occident, on achète des jeans et des culottes push-up pour bomber ses fesses plates…

C’est aussi me demander si j’ai pas un trop gros cul, si mes cheveux sont bien, et si je ne devrais pas plutôt me concentrer sur mon potentiel intellectuel ou essayer de développer un peu plus ma créativité au lieu de me comporter constamment en victime.

Au travail. Ouais en fait, rien ne se fait en un jour.

*Syndrome pre-menstruel.

par Ohlala

Bonus +++ notre playlist pour le 8 mars, SPECIALE JOURNEE DE LA FEMME, exclusivement féminine, une avalanche d’hystériques, d’affreuses braillardes etc. ATTENTION! Un intrus se cache dans cette liste, sauras-tu le retrouver?

The 5.6.7.8′s: Bomb the twist

X-Ray Spex: Oh bondage up yours!

TLC: Silly Ho

The Runaways: Cherry Bomb
Violent Femmes: Gone Daddy gone
Björk ft Skunk Anansie: Army of me
Casey: Pas à vendre
Hole: Pretty on the inside/Clouds
Lunachicks: Drop dead
The Distillers: Sick of it all
The Breeders: Little Fury
L7: Fuel my fire
Lil’ Kim: The Jump Off

PJ Harvey: Rid of me
Melt Banana: Lost parts stinging me so cold
Lady Saw ft C-cil: Loser

Babes in Toyland: Bruise Violet

 

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Buzz les glaires

1 mar

On a pas de page FB, on attend que quelqu’un nous apprécie suffisamment ou l’inverse pour nous jeter dans la fosse [sceptique]  aux lions  des réseaux sociaux. Ceci n’a rien d’un message subliminalement très mal engagé.
On attend d’être populaires. Qu’on nous aime au point de chacun de nos faits et gestes puisse créer l’évènement. Même si un seul membre à cédé (rires) et a son profil histoire de propagander discrètement (Bien sûr qu’on met un lien tu crois quoi? Nous aussi on veut des amis!)
En attendant… Voilà, encore une éjaculation verbale dans les draps de l’Internet on essuie nos doigts sur le clavier, on se repasse de la pommade en massages circulaires pour assouplir les articulations, on s’en fume une petite, on se recrée une nouvelle image mentale stimulante et on s’y remet.
Le PG c ‘est du coït virtuel, de l’onanisme intellectuel simulé sur un support immatériel.
Je ne vous apprends rien en vous disant que certaines personnes vivent pour marcher sur la gueule de tout le monde. Nous, nous aimons simplement éclabousser.
Internet est le lupanar des déviances et ça nous met en joie de pouvoir mater le spectacle sans même avoir à payer. C’est à la fois navrant et terriblement excitant de voir à quel point la vie réelle n’a plus de sens, que nous sommes des avatars d’avatars, que nos vrais amis/es sont virtuellement insupportables, et que nos connaissances virtuelles sont réellement des amis/es. Et en celà nous remercions Zéro sociaux de nous conforter dans notre décision d’être à moitié discrets/tes.
Allez venez ramper sur la toile, montrez-vous tous les pornographes amateurs et professionnels de la violence, tous les néo nazis travestis mangeurs de vomi, fans de Harry Potter anorexiques et exhibitionnistes, les haineux et haineuses, les pervers narcissique les passionnés tous ceux qui se déploient sur la toile comme si c’était une autre planète, pour mieux sortir de leurs conditions. On veut en être, nous aussi, on veut raconter notre vie à des milliers de personnes qui n’en ont rien à carrer et s’abreuver sans arrêt au super juteux fil d’information et s’ajouter au flux et reflux de ce magma mobile, se déployer pour dilater ton réseau étendu. Sans prétention. Combien sommes-nous avides de « créer le buzz et se clasher devenir un people dans le showbiz genre la sextape en 3D  trop lol  de la nouvelle star du net où elle suce un chien rouquin amputé ancien réfugié politique dans les toilettes du carré VIP avec la bande son “offisha” en autotune remixée par le dernier DJ à la mode qui sort tout juste de prison après un scandale sexuel tellement extrême qu’il a fallu alerter la Maison Blanche pour étouffer l’affaire.
Nous avons l’exclusivité d’évènements inintéressants, on twitte parce que c’est la mode, pour faire tourner, mais tant qu’on n’aura pas notre programme électoral en 140 caractères (on y travaille) on évite de faire les malins en racontant ce qu’on a mangé au petit dèj’.
Non on ne veut pas passer pour des personnes qui passent leur temps à upper, à guetter les followers, à s’ennuyer au point de vouloir que tout le monde le sache. La vérité c’est qu’il nous en faut de la volonté pour ne pas passer notre temps à dégueuler du clavier. Un peu de pudeur. D’ailleurs en parlant de pudeur, à la demande générale (elle se reconnaîtra) il y a du nouveau sur le divan.
par Paix Foireuse

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De la violence, parce que nous sommes toujours en vacances (parce que la sémantique ça me donne la trique)

23 déc

Trop occupés-ées à reconstruire fragment par fragment une vie sociale moribonde, le PG n’a plus la force de commenter le lot de tumeurs comportementales grosses comme le poing qui lui passe sous le nez tout le jour, et qui l’empêche de dormir toute la nuit.
Nan j’déconne.
D’autant plus que le fait de vivre dans le microcosme d’une école d’art n’est pas sans rappeler les pires moments de Beverly Hills, (Kelly couche avec Dylan qui sort avec Brenda qui est plutôt lesbienne mais seulement quand elle est bourrée d’ailleurs tout le monde l’a remarqué à la soirée chez les Walsh quand elle s’est mise à rouler des pelles à Donna qui s‘est faite larguer il ya deux jours par Steve quand il l‘a surprise en pleine partouze dans la salle informatique)
version arty décadente, en fait c’est Secret Story avec à peine un cran au dessus niveau culture mais le même genre de préoccupations, l’ego en plus.

ARTY, celui-là on l’a trop entendu.
Adjectif qui dans le monde post-néo-über moderne est supposé faire référence à la fameuse fibre artistique censée nous différencier du reste du monde. Souvent utilisé pour parler de groupes de musique “non conventionnels”, de personnes, de manière de s’habiller, d’une attitude.
Arty c’est presque neutre en fait, ça se mouille pas, c’est artistique, mystique mais pas au point de se couper une oreille, de peindre avec son anus ou d’immortaliser son corps infecté par un lymphome.
Arty, le degré zéro de l’implication, de la passion, l’objet vendeur, le détail accrocheur qui donne du style.
C’est juste sympa, pot pourri populaire au parfum délicat et pas trop extrême pour qu’on puisse y adhérer, ça n’appelle qu’à un élitisme social aimable, partouze d’idées tièdes mais toujours très rock ‘n roll dans l‘âme et tellement subversif.
Le PG ne veut pas être d’arty, pas de contrat sur sa conscience
(Note: Sur un tee shirt ça aurait de la gueule)

Nous sommes convaincus-ues qu’il s’agit d’une conspiration internationale cette manie d’inventer des mots ou d’en détourner le sens, de créer des étiquettes bien pratiques pour épingler ce qui dépasse et nous mystifier, nous faire croire à une évolution, un changement dans nos mentalités.
Si nous écrivons c’est aussi parce que le sens des mots commence à nous échapper, il commence à disparaître, les mots sont abandonnés, il ne sont plus que faire valoir de stupides démonstrations de force, le cartel “Joie de recevoir” totalement bidonné pour justifier un vide même pas sidéral, même pas sidérant juste assez tendance pour s’accorder avec la couleur des rideaux.
On a oublié de préciser qu’on fait de l’art nous aussi, mais en fait non, écrire, militer à tort et en travers et produire des objets sans qualité ni plus value ne fait pas de nous des artistes, mais nos études attestent que oui, après tout pourquoi pas, non, pourquoi?
En fait on cherche un nouveau mot pour définir notre démarche, mais un truc vraiment énorme et pompeux sans aucun indice étymologique, ainsi lors de notre entrée dans le monde de l’art et des artistes, si ça arrive, si l’on nous demande de nous définir en un mot (pas plus, le temps c’est de l’argent), nous seront prêts-tes à en découdre, en s’improvisant farouches guerriers-ères dans cette compétition de profanations d’orifices de mouches. Déchargez!

(voilà ce que l’on trouve quand on tape déchargez sur youtube…tous en choeur)

Joyeux Noël.

par Polypster (qui sait déjà qu’une seule personne va comprendre ce calembour de fin d’année et s‘en félicite)

PS: 2011, année de la gonze. C’était mieux l’an dernier, quoique…

PS: Vous ne savez pas quoi offrir pour Noël? Ayez le reflexe Glory Hole!
Nous avons participé aux deux derniers numéros qui n’y vont pas avec le dos de la bétaillère. Love and Bite, quoi demander de plus en cette période de fêtes?

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Mea Culpa

25 nov

Sur l’autre blog du PG on a parlé de la campagne contre le viol entre autres choses.
Sans l’avoir vue. Sans connaître les enjeux, les tenants et les aboutissants de la pétition contre le viol. Alors on demande pardon d’avoir mis tout le monde dans le même panier. Nous pensons très sincèrement qu’il faut signer cette pétition, nous l’avons d’ailleurs signée et nous vous encourageons à en faire autant.

Sachez qu’en ce qui concerne la Journée de la Jupe, nous n’avons pas changé d’avis, ça reste une initiative totalement dénuée de sens voir l’article très juste de l’Arabe chez les charmants casse couilles de C’est la gêne

SIGNEZ LA PETITION!

par Remugle

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